Demandez à dix personnes si un indépendant a besoin d'un site web, d'une fiche Google Business ou d'un compte Instagram : vous obtiendrez dix réponses assurées et contradictoires. La confusion vient de ce qu'on les traite comme des alternatives. Ils n'en sont pas. Ils font des travaux différents, et un seul vous appartient.
Google Business : là où la recherche atterrit d'abord
Pour les recherches du type « plombier près de chez moi », les résultats de la carte s'affichent au-dessus de tout le reste. Une fiche revendiquée, avec des horaires exacts, un vrai numéro et quelques photos, est l'heure la plus rentable qu'un indépendant puisse passer en ligne. Et c'est gratuit.
Ses limites sont tout aussi nettes : vous avez une description, pas de pages, pas de langues, et la mise en page est celle de Google, partagée avec vos concurrents deux lignes plus bas. Elle répond à « cette entreprise existe-t-elle et est-elle ouverte » — elle ne peut pas répondre à « est-ce la bonne personne pour mon problème ».
Votre site : le seul canal qui vous appartient
La fiche et le compte social vivent sur la plateforme de quelqu'un d'autre, sous ses règles, et peuvent être suspendus par son algorithme. Votre site, sous votre propre adresse, est le seul endroit où vous décidez de ce qui est dit, dans quelles langues, avec quelles photos — et où un visiteur peut lire vos prestations, voir vos réalisations et réserver ou écrire sans en sortir.
C'est aussi ce vers quoi les autres canaux pointent. Une fiche Google avec un lien vers un site convertit mieux qu'une fiche sans ; une biographie sur un réseau social a besoin d'un endroit où envoyer les gens. Le site n'est pas un canal parmi trois — il est la destination des deux autres.
Instagram (et les autres) : cela dépend de votre métier
Si votre travail est visuel — menuiserie, coiffure, cuisine, design — un fil de chantiers réels est une preuve authentique et vaut l'habitude. S'il ne l'est pas, un compte dormant fait plus de mal que pas de compte du tout. La règle honnête : n'ouvrez qu'un canal que vous alimenterez. Rien n'a besoin d'être quotidien ; à jour vaut mieux que fréquent.
L'ordre qui fonctionne
- Une page qui vous appartient, qui dit ce que vous faites, où, et comment vous joindre.
- Une fiche Google Business revendiquée, qui pointe vers elle.
- Les réseaux sociaux — seulement si votre métier se montre bien en images et que vous les ferez vivre.
Les étapes deux et trois sont gratuites et vivent sur les plateformes des autres. L'étape une est celle que cette plateforme fournit : votre site, votre adresse, en ligne en une soirée.